Nos vœux pour l’année et la décennie

Chers amis, chère amies,

En ce début d’année, j’avais envie de vous parler.

D’abord, pour vous remercier de nous écouter. Vous êtes de plus en plus nombreux à le faire et ça nous encourage à poursuivre.

Lorsque j’ai lancé Brave en 2017, j’avais envie d’apporter une humble contribution au monde qui m’entoure. J’ai commencé tout doucement. En me disant que si je pouvais produire six épisodes, ce serait bien. Aujourd’hui, 21 épisodes plus tard, je sens que ce que nous faisons, mon équipe et moi, est pertinent, apprécié et important. On va donc continuer!

En créant Brave, je voulais inspirer les gens à vivre de manière courageuse pour qu’ils puissent expérimenter la vie à laquelle ils sont destinés. Je me suis dit racontons des histoires. Des histoires vraies. Avec des hauts et des bas. Et puis une première Brave a brisé la glace. Karine Martin, envers qui je serai éternellement reconnaissante.

Je suis… disons… obsédée par le fait que nous avons une seule vie à vivre. Et je sais qu’avec un peu de courage on peut transformer une vie ordinaire en une vie extraordinaire. Imaginez-vous ce que nous pouvons faire avec beaucoup de courage!

Vous conviendrez avec moi que les dernières années et, en particulier l’année 2019, ont été rudes sur le plan des changements climatiques. Qu’il n’y a plus aucun doute sur la trajectoire que prend notre histoire. Qu’il faut agir.

En décembre, j’ai participé à un sommet sur le sujet de la gouvernance éthique et responsable tenu à Lyon. Pendant deux jours, on était un millier de personnes de tous les milieux à réfléchir à ce qui peut être fait pour améliorer notre monde.

Nous étions tous des convaincus, nous travaillions tous déjà dans ce sens, mais nous sommes tous revenus de cette rencontre avec l’intime conviction qu’il faut maintenant faire plus. Il est de plus en plus clair qu’il n’y a et qu’il n’y aura pas de solutions simples ou immédiates. Il n’y aura pas non plus une loi ou une entente qui pourra tout régler comme par magie. En fait, tout devra être tenté. Par tout le monde.

Il y a aussi une phrase que j’ai entendue là-bas qui dit « il est trop tard pour être pessimiste ». Je remercie celui qui l’a dite, le biologiste français Gilles Bœuf, car cette phrase m’a à la fois apaisée et fouettée. Apaisée, car ce n’est plus pertinent de passer constamment d’un état optimiste à un état pessimiste ou encore de se demander si on est optimiste ou pessimiste – et ça m’a fouettée, car le temps est compté.  Alors non seulement, « il est trop tard pour être pessimiste », mais il est à mon avis urgent d’être courageux.

Voilà que ce projet pilote qu’était Brave prend aujourd’hui une plus grande valeur. Je suis heureuse d’avoir mis au monde cette tribune qui met de l’avant le courage, comme grande vertu. Car pour changer le cours de l’histoire, il en faudra du courage! C’est surtout de cela qu’il faudra.

En ce début de nouvelle décennie décisive pour l’humanité, il ne nous reste plus qu’à être braves. Pour nous, pour les autres, pour l’humanité. Je nous le souhaite sincèrement.

Bonne, heureuse et courageuse année 2020!

Ce que nos Braves font chaque jour pour s’encourager

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Respirer, adopter une routine sacrée, faire de la visualisation positive, se fixer un objectif, être reconnaissant… Nos Braves 2019 se sont confiées sur ce qu’elles font chaque jour pour s’encourager. Laissez-vous inspirer !

Marie-Pier St-Hilaire, présidente d’Edgenda/AFI

« Pour me donner du courage le matin, j’ai la même routine, qui dure une demi-heure : je commence par ouvrir les yeux et regarder le fleuve… mon havre de paix […]. Même chose pour le soir : avant d’aller me coucher, je vais voir mon fils, le sentir et lui donner un bec. Ça boucle ma journée et je me dis : OK, j’ai du courage, je suis brave aussi pour la génération future. Je dirais que ce qui me donne de la bravoure, c’est un ancrage, et me rappeler que cet ancrage-là, ce sont mes fondamentaux les plus importants. Et puis après, avec ça, je peux faire n’importe quoi. »

Marie-Josée Richer, cofondatrice de Prana

« Je respire. Je prends des grandes respirations. Juste ça ; prendre ce temps pour oxygéner le cerveau, en conscience, dans le moment présent. Je me dis que j’ai cette chance d’être en santé, d’avoir une autre journée devant moi. »

Caroline Codsi, présidente fondatrice de la Gouvernance au Féminin  

« Chaque jour, je pense à la gratitude. Je pense à quel point j’ai la chance d’être ici, de vivre ce que je vis, d’être entourée de gens incroyables. De réussir à convaincre les gens […] que mon projet est un projet important pour la société ; ça me donne du courage, et je ne peux pas arrêter. »

Caroline St-Hilaire, analyste politique et ancienne mairesse de Longueuil

« Je me lève ! (Rires) Ça dépend jusqu’à quel point j’ai besoin d’être brave. Si j’ai besoin d’être vraiment brave, je vais aller courir, je vais aller marcher. Si c’est un degré moindre, je vais embarquer dans l’auto et mettre de la musique : je vais essentiellement me connecter sur ce que je m’apprête à faire. »

Anne Martel, confondatrice et première vice-présidente des opérations d’Element AI 

« Une grande respiration et puis je me dis : ok, go! »

Graziella Battista, chef et restauratrice 

« Il n’y a pas une journée dans notre domaine qui soit pareille. Alors je pense que ça, ça m’encourage : tous les matins je sais que je vais être confrontée à quelque chose de différent. »

Danièle Henkel, entrepreneure

« Chaque matin pour me donner du courage, je me dis que je suis chanceuse d’avoir deux jambes deux bras, encore les capacités de me lever seule, et d’avoir un endroit où aller, un but, tous les matins. »

Mylène Paquette, rameuse océanique, communicatrice et conférencière  

« Je pense à ce que je veux travailler aujourd’hui. Par exemple : aujourd’hui je vais travailler ma patience. Aujourd’hui je veux avoir du fun, je veux juste faire rire du monde. Aujourd’hui… je veux trouver un parking facilement (rires). Je me donne juste un gros objectif, et personne ne le sait à part moi. Donc ça me donne du courage, et si j’ai fait ça, j’ai réussi ma journée. »

Anik Trudel, chef de la direction du cabinet Lavery

« Je fais un petit rituel, matin et soir. Le matin, je prends au moins 5-10 minutes pour visualiser ma journée. Les gens que je vais rencontrer, les clients… Je me visualise, je passe à travers ma journée, en y mettant une intention positive, en me disant « ça va bien se passer ». Et parfois quand je sais qu’il va y avoir des choses difficiles – ça peut paraître un peu ésotérique – j’envoie des ondes positives aux gens avec qui je vais être en interaction. Et le soir, je fais l’inverse, c’est-à-dire, je passe à travers ma journée, je tire la leçon du jour. Je fais ça chaque jour. »

Ce que nos Braves veulent dire à la relève pour les encourager

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À la fin de nos entretiens, nos Braves ont partagé leurs secrets pour encourager la relève. Voici ce qu’elles avaient à leur dire.

Karine Martin, présidente de Mediabiz International

« Ne vous définissez pas par vos échecs. Les échecs sont une excellente source d’apprentissage. Célébrez aussi vos victoires, même les petites, ça vaut vraiment la peine. »

Christiane Germain, coprésidente de Groupe Germain Hôtels

« Tout commence par croire en soi. Chaque chose doit être faite avec passion. Il faut trouver sa voie même si c’est plus long. Il ne faut pas se décourager, il faut être tenace. Quelle que soit la forme du succès, rappelez-vous que rien n’est donné sans efforts. »

Kim Thuy, écrivaine

« Dites oui, dites oui à tout! La chance n’arrive jamais en disant « je suis votre chance ». Vous devez dire oui, il faut reconnaître la chance lorsqu’elle se présente à vous. »

Nathalie Francisci, associée

« Que le succès ne doit pas définir qui vous êtes. Ça doit seulement révéler qui vous êtes. Soyez déterminés, mais ne perdez pas de vue votre identité. Entourez-vous de personnes qui seront de bons partenaires de vie, qui pourront vous mettre au défi et vous emmener ailleurs. »

Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef, Musée des beaux-arts de Montréal

« Choisissez ce que vous voulez et faites-le le mieux que vous pouvez. »

Anie Rouleau, présidente fondatrice de Baleco

« Que quand tu mets par écrit tes rêves, ça reste. Écrivez vos rêves et ça va marcher. Je fais encore cela aujourd’hui. »

Sophie Banford, associée chez KO Média

« De rechercher votre alignement entre vos valeurs et vos actions. »

Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron

« Il faut suivre son instinct. La vie c’est long : prenez le temps d’avoir vos bébés, de voyager. Vous l’avez mieux compris que moi de toute façon. »

Claudine Labelle, présidente fondatrice de Fillactive

« Que le but de la vie ce n’est pas de plaire aux autres, mais de plaire à soi-même. »

Nancy Trites Botkin, cofondatrice et présidente de Think8

« Qu’ils ont quelque chose à apporter au monde. Restez occupés, et allez de l’avant. »

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« Be wild! Soyez audacieux, n’ayez pas peur de sortir de votre zone de confort. »

Monique F. Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec

« Qu’on vit dans un monde plein de défis et d’enjeux, mais qu’il y a tellement d’opportunités. Il faut avoir confiance, il faut s’entourer de personnes qui peuvent nous aider, des personnes ayant une énergie positive. »

Et vous, qu’aimeriez-vous dire à la relève pour les encourager?

 

 

Les personnes qui incarnent le mieux le courage selon nos Braves

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Nous sommes entourés de personnes courageuses, de près ou de loin. Il suffit de prendre le temps d’observer et d’écouter pour s’inspirer des autres. Ce qui ressort beaucoup de nos entretiens, c’est que les personnes qui incarnent le mieux le courage sont souvent près de nous, tels des membres de notre famille. Voici les personnes qui incarnent le mieux le courage selon nos Braves.

Karine Martin, présidente de Mediabiz International

« Ma mère. Elle ne s’est jamais laissée décourager par le suicide de son mari, elle est restée forte pour ses enfants. »

Christiane Germain, coprésidente de Groupe Germain Hôtels

« Ma mère. Elle a fait une rupture d’anévrisme à 72 ans. »

Kim Thuy, écrivaine

« Mes parents. Lorsqu’ils ont pris la décision de quitter le Vietnam, ils quittaient pour mourir et non pas pour arriver quelque part. Mon père avait même apporté des pilules de cyanure, au cas où nous aurions besoin de mourir rapidement pour échapper à la torture. Il faut beaucoup de courage pour porter cette responsabilité-là. »

Nathalie Francisci, associée

« Il y en a beaucoup! Simone Veil, par exemple. Elle s’est notamment battue pour faire passer la loi de l’avortement en France. Elle s’est battue toute sa vie et est une rescapée d’Auschwitz. Elle est incroyable. »

Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef, Musée des beaux-arts de Montréal

« Je pense aux personnes handicapées. Elles sont intéressantes à côtoyer parce qu’elles développent des qualités de résilience incroyables. Je pense aussi aux personnes âgées, qui se retrouvent au soir de leur vie. Elles ont cette force de conviction, cette force de se battre. Il faut tirer profit de cet extraordinaire capital humain. »

Anie Rouleau, présidente fondatrice de Baleco

« Mes parents ont vu leur maison réduite en cendres en décembre dans les années 2000. Elle m’avait répondu « c’est n’est pas grave, j’avais huit couteaux qui ne coupaient pas, là je vais en avoir un qui coupe. » Quand on voit la vie comme ça, j’appelle ça être brave. »

Sophie Banford, associée chez KO Média

« Ceux qui disent les vraies choses. Ceux qui risquent leur vie, quand ça te coûte quelque chose, tu es une personne brave. »

Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron

« Les personnes anxieuses sont très courageuses, elles partent quatre pas en arrière de nous à chaque jour. Je trouve ça admirable. »

Claudine Labelle, présidente fondatrice de Fillactive

« Mon amie Agnès (morte du cancer). Elle avait toujours le sourire, malgré tout. »

Nancy Trites Botkin, cofondatrice et présidente de Think8

« Toutes les femmes avec qui j’ai pu travailler. Des femmes ayant des passés difficiles, qui choisissent tout de même de se tenir pour ce qui est vrai. »

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« J’ai fait de belles rencontres! C’est ça mon grand privilège. Travailler avec des personnes moins privilégiées mais qui se relèvent les manches parce qu’ils veulent s’en sortir. C’est ça être brave. »

Monique F. Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec

« Il y a de multiples exemples dans l’histoire du monde. Celle que vous ne connaissez pas, c’est ma mère. Je l’appelle à tous les jours, mais jamais elle ne se plaint. Elle trouve toujours la force de voir le positif malgré ses incapacités. Une autre personne serait Gandhi, c’est un homme tout à fait admirable. »

Quelles personnes incarnent le mieux le courage à votre avis?

Les moments où nos Braves n’ont pas été courageuses

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Est-ce que l’échec, ou les moments où nous ne sommes pas braves pourraient être un tremplin pour de grandes réussites? Échouer, reconnaître que nous avons manqué de courage et apprendre de cela, c’est clé. Voici quelques moments où nos Braves n’ont pas été courageuses.

Karine Martin, présidente de Mediabiz International

« Quand on m’a menacée de détruire mon entreprise parce que je ne répondais pas au chantage. Heureusement mon conjoint, et associé, a été brave pour moi. »

Christiane Germain, coprésidente de Groupe Germain Hôtels

« Quand je ne suis pas brave, c’est que ça ne m’intéresse pas. Par exemple, je ne sauterai jamais en parachute, même si ça demande énormément de courage, puisque ça ne m’intéresse pas. »

Kim Thuy, écrivaine

« Tout le temps – je suis une peureuse (rires). »

Nathalie Francisci, associée

« À tous les moments où je n’ai pas parlé de peur de ne plus être aimée. À chaque fois que mon égo a pris le dessus. »

Anie Rouleau, présidente fondatrice de Baleco

« J’ai des moments moins braves parce que je dois maintenir une stabilité pour ma famille. Je fais des choix plus sécuritaires, je saute un peu moins dans le vide. »

Sophie Banford, associée chez KO Média

« À chaque fois que je n’ai pas dit à quelqu’un ce que je pensais. À chaque fois que mon égo a pris le dessus. »

Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron

« Je pense que je suis toujours brave, je ne me donne pas trop de break. »

Claudine Labelle, présidente fondatrice de Fillactive

« Autant mon mari m’a fait évoluer, autant je ne me sentais jamais à la hauteur. Il m’a appris à m’aimer moi-même. »

Nancy Trites Botkin, cofondatrice et présidente de Think8

« Si souvent! Quand je me suis laissée arrêter par la peur de l’échec, par la peur de ne pas être assez bonne. »

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« Au primaire, quand je n’ai pas défendu une élève qui s’est fait intimider. J’y pense encore. »

Monique F. Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec

« Je ne suis pas brave lorsque je suis confrontée à un effort physique. Mais je l’admets! (rires) »

À quel moment n’avez-vous pas été braves?

Ce que nos Braves se disent pour s’encourager

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Se parler peut être utile pour se donner du courage. Voici quelques-unes des phrases préférées de nos Braves.

Karine Martin, présidente de Mediabiz International

« Je me dis deux choses. La première c’est que mes enfants sont en santé, j’ai beaucoup de chance. La deuxième c’est qu’on finit tous dans une boîte (rires), alors il ne faut pas s’en faire. »

Christiane Germain, coprésidente de Groupe Germain Hôtels

« Que je ne suis pas une lâcheuse, c’est n’est pas dans ma nature, je vais jusqu’au bout. »

Kim Thuy, écrivaine

« Ce serait vraiment long si je décidais de me parler à moi-même (rires)! Je regarde mon calendrier, je regarde ce qu’il y a à faire et j’y vais. Je ne me pose pas de questions. »

Nathalie Francisci, associée

« Que le meilleur est à venir. La vie est parfaite, malgré tout. »

Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef, Musée des beaux-arts de Montréal

« Qu’un éléphant se mange cuillère après cuillère. On y va étape par étape. »

Anie Rouleau, présidente fondatrice de Baleco

« Je me dis toujours que le travail et la persévérance vont me mener quelque part. »

Sophie Banford, associée chez KO Média

« Je relativise et me demande quelle est la pire chose qui pourrait arriver. C’est souvent moins pire que ce que je pensais. »

Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron

« C’est toujours mieux de suivre son cœur et d’y aller par petite bouchée. Je ne regarde pas trop mon agenda à l’avance, je me donne aussi le droit de prendre des pauses. »

Claudine Labelle, présidente fondatrice de Fillactive

« Je vois une montagne et j’ai envie de la monter. J’aime l’effort physique, j’aime aller plus haut. C’est ça qui m’alimente. »

Nancy Trites Botkin, cofondatrice et présidente de Think8

« Just do it!  Fixe-toi un point de départ, mais commence quelque part et fais les choses correctement. »

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« C’est plutôt mon équipe qui m’encourage! Ils me mettent des post-its avec des mots dessus comme « You rock! » »

Monique F. Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec

« À chaque jour suffit sa peine (rires). Et qu’on récolte ce que l’on sème! C’est vraiment ça. »

Avez-vous des mots ou des phrases particulières pour vous encourager?

La définition de la bravoure selon nos Braves

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Être brave. Qu’est-ce que ça représente dans nos vies quotidiennes, au-delà du mot? Ce qui ressort beaucoup de nos entretiens, c’est principalement qu’être brave c’est rester soi-même. Voici quelques définitions de la bravoure selon nos Braves.

Karine Martin, présidente de Mediabiz International

« C’est foncer même quand on a peur. C’est de faire croire à tes enfants que tout va bien aller, même après le suicide de son mari (en parlant de sa mère). »

Christiane Germain, coprésidente de Groupe Germain Hôtels

« C’est un mélange. C’est d’être qui tu es, sans oublier tes valeurs et ce qui est important pour toi. »

Kim Thuy, écrivaine

« C’est dire la vérité même lorsqu’elle déplaît. »

Nathalie Francisci, associée

« C’est entre la peur et la témérité. C’est être capable d’être entre les deux, d’avoir des conversations difficiles. »

Anie Rouleau, présidente fondatrice de Baleco

« C’est quand une personne qui touche le fond est capable de se relever les manches pour continuer ou recommencer. »

Sophie Banford, associée chez KO Média

« C’est de se dévoiler. C’est aussi d’avoir le courage de dire ce que l’on pense, même quand ça ne fait pas l’affaire des autres. Il faut faire attention à la façon de s’exprimer, mais c’est important de se respecter. »

Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron

« C’est prendre des décisions difficiles et les exécuter le mieux possible. »

Claudine Labelle, présidente fondatrice de Fillactive

« C’est apprivoiser ses peurs et en faire nos meilleures alliées. »

Nancy Trites Botkin, cofondatrice et présidente de Think8

« C’est de faire face à ses peurs et agir malgré elles. »

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« C’est croire en soi, peu importe nos différences. C’est aussi de se donner les moyens de réussir, d’aller chercher les choses qu’on a besoin. »

Monique F. Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec

« C’est d’avoir le courage de faire ce qui est le mieux pour soi-même et son entourage. C’est aussi d’être fidèle à ses valeurs. »

Maintenant, à vous de vous approprier votre propre définition de la bravoure!

Ce que nos Braves font chaque jour pour se donner du courage

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Disons que 2018 fut riche en inspiration! Pour terminer l’année, nous avons pensé vous révéler ce que nos Braves ont partagé lors de leur passage au micro depuis notre lancement. Voici donc les trucs de nos Braves pour se donner du courage!

Karine Martin, présidente de Mediabiz International

« Je me lève à 5 h 15 du matin, je fais du sport, je promène mon chien et je déjeune avec mes trois enfants. Ça me donne exactement ce qu’il me faut pour bien commencer ma journée. »

Christiane Germain, coprésidente de Groupe Germain Hôtels

« Je prends une bonne douche, ça m’inspire, et après je suis prête à commencer ma journée. »

Nathalie Francisci, associée

« Je cours tous les matins sur le Mont-Royal pour aller voir le lever du soleil. »

Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef, Musée des beaux-arts de Montréal

« En fait, je prends toutes sortes de pilules. J’étais super fatiguée, je suis allée voir le médecin et il m’a conseillé un bon cocktail matinal… et c’est génial! »

Anie Rouleau, présidente fondatrice de Baleco

« Je vais chercher mon courage quand je vais à l’église le dimanche. C’est un moment de recueillement et je vais puiser ce dont j’ai besoin pour ma semaine. »

Sophie Banford, associée chez KO Média

« Je fais du jogging et du yoga! Ça me fait du bien au corps, à la tête et à l’esprit. Les smoothies et le café au lait aussi, c’est comme une doudou le matin. »

Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron

« Je suis mon cœur, je reste moi-même. »

Claudine Labelle, présidente fondatrice de Fillactive

« Je sors bouger et je prends du temps pour moi. Avoir le petit sourire de mes enfants, c’est aussi ça la vie. »

Nancy Trites Botkin, cofondatrice et présidente de Think8

« Je prends une bonne douche chaude. Rester là et sentir l’eau sur mon corps, vivre dans le moment présent, ça me donne du courage. »

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« J’embrasse les enfants et mon chum, tous les matins, et je fais quelques salutations au soleil pour m’enraciner. »

Monique F. Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec

« J’essaie de bien dormir et je me couche en me rappelant que j’ai fait tout ce que j’avais à faire. En ayant bien dormi, j’ai une belle énergie le matin. »

Et vous, que faites-vous chaque jour pour vous donner du courage?

La vie selon Zaz

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Pour patienter jusqu’au prochain balado, je vous propose l’écoute de cette entrevue avec l’auteure-compositrice-interprète française Zaz menée plus tôt cette année par Monique Giroux à Radio-Canada. Dès son plus jeune âge, Zaz savait qu’elle serait célèbre et qu’elle aurait un impact positif sur le monde.

 Si les choses ne te plaisent pas, à toi de faire, à toi de te prendre en main – Zaz

Profitez de son énergie ultra communicative ici.

Dites-moi ce que vous en pensez!

Marie-Josée

Parlons de courage avec Diane Bérard

J’ai récemment accordé une entrevue à la journaliste du Journal Les Affaires, Diane Bérard, au sujet du courage en entreprise. Voici plus bas le transcript de notre échange paru le 9 juillet 2018. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé!

Diane Bérard

***

Quel rôle le courage joue-t-il dans nos vies et dans celles des entreprises? (article de Diane Bérard, Les Affaires, 9 juillet 2018)

Pour la plupart d’entre nous, c’est «ce qui nous manque souvent pour vivre la vie à laquelle nous sommes destinés», estime Marie-Josée Gagnon, présidente et fondatrice de la firme de communications et de relations publiques Casacom. Marie-Josée a exploré le courage à travers huit rencontres avec des entrepreneures/dirigeantes. La série «Brave» s’est déroulée entre octobre et juin 2018 (braveinspiration.com pour écouter les balados).

Depuis 17 ans, Marie-Josée accompagne des dirigeants dans leur plan de communication, quand le soleil brille autant que lorsque la tempête fait rage.

Devant les journalistes comme moi, ces dirigeants se présentent toujours sous leur meilleur jour. «Never let them see you sweat…», dit-on.

Marie-Josée, elle, voit derrière leur masque. J’ai voulu savoir ce qu’elle voit auquel je n’ai pas accès. Voici le résultat de notre discussion sur le courage.

Pourquoi le courage t’intéresse-t-il?

Je croise trop de gens insatisfaits. Leur vie est correcte, mais sans plus. Ce n’est pas exactement ce à quoi ils aspirent. Je me suis demandée pourquoi je ne me sens pas ainsi. J’en suis venue à la conclusion que je le dois à des gestes courageux que j’ai posé qui m’ont amené ailleurs, sur mon « X ».

Pourquoi la série «Brave » ne met-elle en vedette que des femmes? Trouves-tu les femmes plus courageuses que les hommes?

Ça, ce fut un geste de courage de ma part! La décision d’exclure les hommes de cette tribune fut difficile. Ils sont les bienvenus dans la salle, mais je crois que les femmes ont encore tant de chemin à parcourir avant d’être «là», il faut leur donner un coup de pouce. Le courage c’est aussi se lancer quand tout n’est pas parfait, quand on ne contrôle pas tout. Or le perfectionnisme est un trait plus féminin que masculin. Et puis, je crois que si je veux influencer les femmes à activer leur courage, il faut leur donner des histoires de femmes qui l’ont fait.

Les individus peuvent être courageux, les entreprises aussi. De quoi une entreprise non courageuse se prive-t-elle?

Elle passe à côté de son destin. Prenez le cas d’Aliments Ultima qui a perdu la marque Yoplait en décembre 2010. En quelques mois, ils ont lancé une nouvelle marque, Iögo. J’ai vu cette équipe puiser dans tout ce qu’elle avait d’audace et aller chercher toutes ses réserves d’énergie. L’entrepreneuriat était déjà dans son ADN, mais, pour ce projet, la marche était très haute.

Comment fais-tu pour activer la fibre du courage chez tes clients?

C’est toujours plus facile lorsque j’ai devant moi un dirigeant insatisfait. Si je travaille avec un dirigeant qui se sent confortable, c’est un défi de taille. Dans les deux cas, j’explique le pire qui peut arriver. «Si tu ne fais pas ça, voici ce qui pourrait arriver.» On conseille et le client dispose. C’est la réalité de la consultation.

Quel est le geste de courage de base pour une entreprise?

Se regarder en face et trouver ce qui nous rend, vraiment, unique. C’est un exercice d’authenticité. Certains clients le débutent, mais ils abandonnent. C’est exigeant. Il faut rencontrer ses parties prenantes. Poser de vraies questions. Être prêt à accueillir les réponses. Les entreprises qui vont jusqu’au bout en tirent une boussole. Lorsqu’elles ont touché à leur essence, elles peuvent trancher plus facilement en présence de doute. Devant une décision importante ou difficile, elles disent, «Est-ce moi? Est-ce nous?».

Ta firme de communications/relations publiques existe depuis 17 ans, comment a évolué le courage des entreprises et de leurs dirigeants?

Ils n’aiment pas plus parler aux journalistes qu’il y a 17 ans! Par contre, j’observe davantage de transparence. Et les rencontres avec les parties prenantes sont plus fréquentes qu’avant. Je pense à cette grande société américaine venue explorer le marché québécois. Les dirigeants étaient terrorisés par notre «Police de la langue française » (Office de la langue française)…Je leur ai proposé une rencontre pour départager leurs craintes de la réalité. Ils étaient super nerveux. Ils en sont sortis soulagés et satisfaits.

Quelle est pour toi l’ultime forme de courage pour un entrepreneur/dirigeant?

Celui de bâtir une entreprise reposant sur tes valeurs alors que la société n’est pas prête à te suivre. Je pense à Anie Rouleau, qui a fondé la firme de produits nettoyants écologiques Baléco, et à Nathalie Tremblay, qui a fondé la firme de solutions géothermiques Marmott Énergies. Ces femmes-là se battent tous les jours parce que les valeurs qu’elles défendent ne sont pas encore imprégnées dans la société. Chaque journée est un défi, un test de leur endurance et de leur détermination. Les occasions d’abandonner, de faire des compromis, sont nombreuses.

Et de manque de courage?

Les membres de CA qui ne posent pas les vraies questions parce qu’ils ont peur qu’on ne les aime plus, qu’on les rejette, qu’ils ne fassent plus partie du groupe.

«Nous sommes tous responsables de l’intégrité des nouvelles», dis-tu. Quel est le rôle des dirigeants dans ce dossier?

Nous devons tous nous battre contre les fausses nouvelles. Les dirigeants, quant à eux, doivent accepter de composer avec ce qui inconfortable. Ils doivent faire face à ce qui se passe dans leur organisation et le communiquer de façon claire, avec humanité et empathie. Il faut dire les choses, reste ensuite la manière de structurer le message, bien sûr.

Tu dis que 10% des dirigeants que vous accompagnez choisissent de ne pas communiquer. Leur entreprise s’en tire-t-elle nécessairement plus mal?

Je dois reconnaître que certaines entreprises s’en tirent sans pratiquer la transparence. Pourquoi? On dit de certains individus qu’ils retombent toujours sur leurs pattes. Les entreprises, elles, ont des dizaines de pattes, en comptant tous leurs employés. Alors, le potentiel de rebondir est plus grand. Cela étant dit, je demeure convaincue que l’entreprise qui n’a pas le courage de communiquer rate une occasion de devenir une meilleure version d’elle-même. Ne pas communiquer c’est ne pas connecter. On en revient au début de notre conversation: tout comme l’individu, l’entreprise qui manque de courage a une vie correcte, au lieu du destin extraordinaire auquel elle pourrait toucher.